"Malheureusement, contrairement à la volonté générale de paix, de réconciliation nationale, de tolérance pour ceux qui pensent différemment et de cohabitation politique pacifique, deux jours après l'accord signé à Maputo, des actes de violence ont été perpétrés par des membres du Frelimo et de la police, dans plusieurs régions du pays", a déclaré à la presse le porte-parole de la Renamo, José Manteiga."Ces violences avaient des motivations politiques (...) qui remettent en question le caractère effectif de l'accord de paix", a-t-il ajouté.Peu après l'accession à l'indépendance en 1975 de cette ancienne colonie portugaise, la Résistance nationale du Mozambique (Renamo) avait combattu le gouvernement dirigé par le Front de libération du Mozambique (Frelimo).Selon le porte-parole, des membres du parti ont été passés à tabac, des maisons appartenant au parti ou à ses militants ont été brûlées, dans les provinces de Tete, Zambezia, Inhambane et Gaza, la plupart du temps lors d'attaques de nuit, depuis le 8 août.Ces agressions, à deux semaines de l'ouverture de la campagne officielle pour les élections législatives du 15 octobre, pourraient menacer le traité de paix tant attendu signé le 6 août entre le président Filipe Nyusi et le chef de la Renamo, Ossufo Momade.Le traité, baptisé Accord de paix et de réconciliation de Maputo, a mis un terme à un long processus de négociations initié par le leader historique de la Renamo, Afonso Dhlakama, décédé en mai 2018.La guerre civile entre Frelimo et Renamo, qui a fait un million de morts, a pris fin en 1992.La Renamo s'est alors transformée en parti politique après un accord de paix signé à Rome, qui a ouvert la voie à des élections multipartites en 1994. La Renamo les a perdues et est devenue le principal parti d'opposition.En octobre 2013, elle a déclaré la fin de l'accord de paix, après un raid de l'armée. Les hostilités ont alors repris de 2013 à 2016.Un cessez-le-feu a été déclaré en 2016, suivi de négociations de paix.Fin juillet, l'ex-rébellion a entamé le désarmement de ses combattants. Quelque 5.200 membres de la Renamo doivent remettre leurs armes.
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