Réunie depuis la semaine dernière à Genève, la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES) a rejeté une proposition du Zimbabwe, du Botswana et de la Namibie, qui souhaitent pouvoir vendre leur stock d'ivoire."Le sort de nos animaux sauvages est discuté à Genève, un endroit sans rapport avec eux", s'est insurgé M. Mnangagwa cité par le quotidien d'Etat The Herald."Les Européens ont laissé disparaître tous leurs animaux mais ils veulent imposer des règles à ceux qui ont réussi à protéger les leurs", a-t-il ajouté.La CITES a strictement interdit en 1989 tout commerce de l'ivoire, très prisée dans les pays asiatiques, pour protéger les populations d'éléphants des braconniers.Ces dix dernières années, le nombre de pachydermes africains, pour l'essentiel issus du sud du continent, s'est rétréci de 110.000 pour atteindre 415.000 spécimens, selon l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Quelque 40.000 éléphants africains sont victimes chaque année du braconnage.Victime d'une grave crise économique, le Zimbabwe souhaite pouvoir vendre les stocks qu'il a accumulés au cours des ans pour financer ses efforts de conservation de la faune.Selon M. Mnangagwa, les stocks de son pays et de ses deux voisins atteindrait une valeur de 600 millions de dollars."C'est une grosse somme que nous pourrions utiliser pour mener de grands projets", a plaidé le chef de l'Etat zimbabwéen.Les pays d'Afrique australe assurent qu'un allègement de l'interdiction du commerce de l'ivoire faciliterait la gestion de leurs populations d'éléphants qui, disent-ils, détruisent des récoltes et mettent en danger de nombreux villages.Les ONG de défense de la faune s'y opposent catégoriquement.
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