L'administrateur du groupe de presse Le Lynx, Souleymane Diallo, et le directeur de la radio de la même entité, Boubacar Diallo, avaient été inculpés de diffamation et placés sous contrôle judiciaire respectivement le 19 et le 20 août. Ils devaient depuis lors se présenter tous les jours devant un juge de Conakry.La justice reproche aux deux hommes d'avoir diffusé des messages "de nature à troubler la sécurité publique et à porter atteinte à l'honneur et à la dignité humaine" en ouvrant leur antenne à une ancienne proche du président Alpha Condé devenue une de ses farouches opposantes, Doussou Condé, qui vit aux Etats-Unis."La justice a levé le contrôle judiciaire qui pesait sur mes clients", a déclaré à l'AFP leur avocat, Salifou Béavogui, en précisant que la procédure judiciaire se poursuivait par ailleurs."Je salue cette mesure qui permet à nos collègues de vaquer librement à leurs occupations", a réagi le président de l'Union des radios et télévisions libres de Guinée (Urtelgui), Sanou Kerfalla Cissé.Les radios privées vont néanmoins diffuser le 2 septembre une "émission commune pour dénoncer le harcèlement des pouvoirs publics contre la presse privée", a-t-il ajouté.Les associations de journalistes veulent également rencontrer des magistrats afin de leur demander d'appliquer uniquement la loi sur les délits de presse, et non celle sur la cyber-criminalité, qui n'offre pas les mêmes protections aux journalistes.Des dizaines de journalistes guinéens avaient manifesté lundi devant le siège de la Haute autorité de la communication (HAC) à Conakry pour protester contre l'inculpation et la mise sous contrôle judiciaire de leurs deux confrères et, plus largement, dénoncer les entraves à la liberté de la presse en Guinée.
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