"Nous avons mené jeudi des opérations au centre pour assurer la sécurité des biens et des personnes. C'est notre rôle, et nous allons continuer", a déclaré à l'AFP une source militaire malienne sous le couvert de l'anonymat.Elle n'a pas fourni plus de précision sur les objectifs visés ni les moyens engagés."L'armée malienne a bombardé ce jeudi notre base non loin de Bandiougou (centre). Il n'y a pas eu de morts, mais des dégâts matériels" sur des motos, des cases et un système de distribution d'eau, a affirmé à l'AFP Mamadou Goudienkilé, président de la coordination des mouvements Dan Nan Ambassagou.Le centre du Mali est le théâtre d'affrontements entre Peuls, communauté traditionnelle d'éleveurs dans laquelle recrute prioritairement le groupe jihadiste du prédicateur Amadou Koufa, et les ethnies bambara et dogon, essentiellement cultivateurs, et qui ont créé des groupes "d'autodéfense".Ces violences intercommunautaires, auxquelles se mêlent des attaques jihadistes, ont fait des centaines de morts. Le 23 mars à Ogassagou, près de la frontière burkinabè, environ 160 Peuls avaient été tués par des assaillants présumés être des chasseurs dogon.Des accords de cessation des hostilités ont été signés début août par des groupes armés peuls et dogons. Mais plusieurs accords semblables de cessez-le-feu sont restés lettre morte par le passé."Nous condamnons fermement ces attaques (menées par l'armée) notamment avec des hélicoptères. Nous ne sommes pas l'ennemi de l'armée malienne. Nous voulons coordonner les choses sur le terrain", a assuré Mamadou Goudienkilé.A la question de savoir pourquoi le groupe n'avait pas déposé les armes comme l'a exigé le gouvernement, M. Goudienkilé a répondu que "les populations sont livrées aux jihadistes et il est du devoir de Dan Nan Ambassagou de les protéger".
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