Le panel de l'UA doit demander le départ de Gbagbo, selon Washington

Infos. ...

NAIROBI (AFP)

Un haut responsable américain a déclaré jeudi que le panel formé par l'Union africaine (UA) pour trouver une solution à la crise ivoirienne devait demander le départ du pouvoir du président Laurent Gbagbo.

"Notre position est très claire, elle est que nous pensons que M. (Alassane) Ouattara a gagné l'élection et doit diriger le pays", a dit le secrétaire d'Etat adjoint américain James Steinberg en visite à Nairobi.

"Nous espèrons que la nouvelle mission de dirigeants de l'UA pourra signifier clairement au président Gbagbo qu'il s'agit d'un point de vue universel et que le moment est venu pour lui de se retirer et que cela est la position que nous soutenons", a-t-il dit à la presse.

Les chefs d'Etat africains réunis cette semaine à Addis Abeba ont formé un panel de cinq chefs d'Etat chargés de présenter d'ici un mois des décisions "contraignantes" sur la Côte d'Ivoire.

Présidé par le chef d'Etat Mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, il réunit Idriss Deby (Tchad), Jacob Zuma (Afrique du Sud), Blaise Compaoré (Burkina Faso) et Jakaya Kikwete (Tanzanie).

La Côte d'Ivoire compte deux présidents proclamés, M. Gbagbo et son rival M. Ouatarra depuis la présidentielle du 28 novembre et se trouve depuis dans une impasse.

La quasi totalité de la communauté internationale a reconnu la victoire de M. Ouatarra.

Laurent Gbagbo pourrait être aisément renversé par une opération africaine qui devrait d'abord neutraliser les quelques généraux qui le soutiennent, a par ailleurs argumenté mercredi le nouvel ambassadeur de Côte d'Ivoire en France nommé par son rival Alassane Ouattara.

S'exprimant devant l'Association de la presse diplomatique à Paris, Ali Coulibaly a estimé que cette opération de "force légitime", en cas d'échec de toutes les tentatives de persuasion menée actuellement par l'Union africaine, "ne serait pas aussi compliquée que ça" et "se passerait très vite", sans risquer de provoquer une "guerre civile".

Laurent Gbagbo affirme avoir remporté l'élection présidentielle du 28 novembre, tandis que son rival Alassane Ouattara, reconnu par l'ONU et la quasi-totalité de la communauté internationale, vit retranché dans un hôtel d'Abidjan où il est encerclé par l'armée restée fidèle à Gbagbo.

Newsletter

Restez informé ! Recevez des alertes pour être au courant de toutes les dernières actualités.
Réagir à cet article

L'espace des commentaires est ouvert aux inscrits.
Connectez-vous ou créez un compte pour pouvoir commenter cet article.

En direct
Les rendez-vous santé
Nos applications
Facebook
Twitter
Instagram
Le panel de l'UA doit demander le départ de Gbagbo, selon Washington