"Je suis conscient des souffrances des personnes pauvres et marginalisées", a assuré le chef de l'Etat lors de son discours annuel à la nation devant le parlement à Harare."Relancer l'économie nécessite du temps, de la patience (....) et de la persévérance", a-t-il plaidé, assurant que les réformes engagées "commencent à porter leurs fruits".Le Zimbabwe est englué depuis près de vingt ans dans une crise économique et financière catastrophique, héritage des années du règne de fer de l'ex-président Robert Mugabe (1980-2017), décédé en septembre dernier à l'âge de 95 ans.Depuis qu'il a pris le pouvoir à la faveur d'un coup de force de l'armée il y a deux ans, M. Mnangagwa promet de relancer l'économie. Mais en vain. Au contraire, la situation s'est gravement détériorée depuis un an.Ruiné par le chômage de masse et la dévaluation de sa devise, le Zimbabwe manque d'argent liquide, d'essence, d'électricité et d'eau. En août, l'inflation s'est envolée à près de 300% sur un an, selon le Fonds monétaire international (FMI).Lundi, la Banque centrale a annoncé l'interdiction des services électroniques permettant aux Zimbabwéens d'obtenir, moyennant des commission exorbitantes (jusqu'à plus de 40%), de l'argent liquide."Le gouvernement est tout à fait conscient des défis rencontrés par le public pour accéder au liquide, ce qui a conduit des commerçants peu scrupuleux à vendre du cash en échange de monnaie électronique", a déclaré M. Mnangagwa mardi."Des mesures appropriées ont été prises pour répondre" au problème, a-t-il justifié devant un hémicycle que les députés de l'opposition avaient quitté pour l'occasion."Ne pas aborder les questions-clé du manque d'électricité, d'eau, de carburant, d'argent liquide, des faibles salaires, des violations des droits humains, de la terreur (....) sont un gaspillage de ressources et une insulte", a tweeté Nelson Chamisa, chef du Mouvement pour le changement démocratique (MDC), la principale formation de l'opposition.
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