En arrêt de travail depuis un mois, les médecins du secteur public exigent de meilleurs conditions salariales.Leur pays est plongé depuis vingt ans dans une terrible crise économique caractérisée par l'hyperinflation - plus de 300% en rythme annuel en août, selon la Banque mondiale -, la dégringolade de la devise nationale et les pénuries.Du fait de la dévaluation du dollar zimbabwéen, les médecins ne gagnent plus que l'équivalent de 115 euros par mois.Samedi, le gouvernement du président Emmerson Mnangagwa leur a proposé une hausse de 60% de leur traitement et les a menacés de révocation s'ils ne reprenaient pas le travail lundi.Leur syndicat (ZHDA) a catégoriquement rejeté l'offre. "Nous exigeons que notre salaire soit calculé sur la base du taux de change interbancaire du dollar américain", a répété dimanche leur porte-parole, le Dr Tawanda Zvamada."Des vies ont été perdues et il faut d'urgence augmenter les salaires des 1.800 médecins employés par le gouvernement", a insisté lundi la ZHDA, dénonçant les risques d'un "génocide silencieux" dans les hôpitaux du pays.L'organisation a exhorté lundi l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et l'ONU à "mobiliser des ressources et aider à parvenir à un accord" pour sauver le système de santé du pays.Le président du syndicat, le Dr Peter Magombeyi, avait disparu pendant cinq jours au début de la grève. Son syndicat a accusé les autorités de l'avoir enlevé avant de le relâcher dans des conditions mystérieuses.Les ONG accusent depuis des mois le régime de M. Mnangagwa de réprimer sévèrement toute contestation.
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