Mozambique: des policiers mis en cause dans le meurtre d'un obervateur électoral

Infos. La police mozambicaine a annoncé mardi que quatre des personnes soupçonnées d'avoir participé la veille au meurtre du chef d'une mission d'observation des élections générales prévues le 15 octobre faisaient partie de ses effectifs.

Mozambique: des policiers mis en cause dans le meurtre d'un obervateur électoral
Directeur d'une ONG, Anastacio Matavele a été abattu lundi par des hommes armés qui ont ouvert le feu sur son véhicule à Xai-Xai, la capitale de la province de Gaza (sud).La campagne pour les scrutins présidentiel, législatifs et provinciaux a été le théâtre depuis des semaines de nombreuses violences qui ont visé pour l'essentiel des candidats ou des partisans de l'opposition.Lors de leur fuite, les agresseurs présumés d'Anastasio Matavele ont été impliqués dans un accident de la route au cours duquel deux d'entre eux ont trouvé la mort et deux autres été blessés.Un cinquième a réussi à s'échapper.Dans un communiqué publié mardi, la direction de la police nationale a rapporté que quatre d'entre eux avaient été formellement identifiés comme des "membres d'une unité d'intervention rapide de la police de Gaza".Le patron de la police a immédiatement suspendu le chef de leur unité et ordonné une enquête interne.Les missions locales de l'Union européenne et des Etats-Unis ainsi que la société civile mozambicaine ont "vivement condamné" l'assassinat de M. Matavele.Au pouvoir depuis l'indépendance en 1975, le Front de libération du Mozambique (Frelimo) du président sortant Filipe Nyusi est donné favori du scrutin du 15 octobre.Mais il s'y présente affaibli par la crise économique, un scandale de corruption lié à sa dette et une insurrection islamiste meurtrière dans l'extrême-nord du pays.L'ex-rébellion devenue le principal parti d'opposition du pays, la Résistance nationale du Mozambique (Renamo), a signé en août dernier un accord censé mettre un point final à leur conflit de près de quarante ans. Mais elle accuse le régime de préparer une fraude électorale à grande échelle.Bastion du Frelimo, la province de Gaza concentre les critiques de l'opposition, qui y a dénoncé de nombreuses irrégularités dans le recensement des électeurs notamment.

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