L'officier de police Usumani Imedi avait été tué vendredi à coups de pierre alors qu'il tentait d'intervenir contre des opposants qui voulaient empêcher des partisans du pouvoir de se rendre à un meeting du président élu Peter Mutharika à Lilongwe.Selon le porte-parole de la police James Kadadzera, les quatre inculpés sont âgés de 23 à 30 ans et font partie d'une quarantaine de personnes interpellées lors de l'incident et inculpés pour avoir mis en danger la sécurité des automobilistes.Msundwe est un des bastions des opposants qui dénoncent les conditions à leurs yeux frauduleuses de la réélection de Peter Mutharika en mai.A la tête du petit pays d'Afrique australe depuis 2014, le président sortant a été crédité de 38,57% des suffrages devant son principal adversaire, Lazarus Chakwera (35,41% des voix), selon les résultats officiels.L'opposition a déposé une requête en annulation du scrutin auprès de la justice, qui doit se prononcer prochainement.Ses partisans exigent la démission de la présidente de la Commission électorale, Jane Ansah, accusée d'avoir couvert la fraude. Leurs manifestations ont régulièrement dégénéré en affrontements avec les forces de l'ordre.Plusieurs représentations diplomatiques - Royaume-Uni, Allemagne, Irlande, Japon, Norvège, Etats-Unis - ont dénoncé la vague de violences qui touche le Malawi depuis le scrutin et appelé les parties au dialogue. "Nous rappelons aux autorités malawites leur obligation de respect des droits de liberté d'expression et de rassemblement pacifique", a pour sa part affirmé le porte-parole du commissariat des Nations unies aux droits de l'Homme, Rupert Colville.
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