Les sept candidatures recalées, dont celle de l'unique femme, la sociologue Nancy Schwartz, peuvent faire l'objet d'un recours dans les 48 heures, selon la Cour suprême, qui n'a pas motivé sa décision.José Mario Vaz, 62 ans, se présentera en qualité d'indépendant, faute d'avoir obtenu l'investiture d'un parti. Sa victoire à la présidentielle de 2014 a marqué un retour progressif à la légalité constitutionnelle dans cette ancienne colonie portugaise d'Afrique de l'Ouest à l'histoire jalonnée de coups d'Etat.Mais sa présidence à la tête d'un pays affligé par la pauvreté, la corruption et le trafic de drogue avec l'Amérique latine n'a pas mis fin à l'instabilité politique et les Premiers ministres se sont succédé ces dernières années.José Mario Vaz affrontera notamment son ancien Premier ministre Domingos Simoes Pereira, chef du Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC), qu'il avait limogé en août 2015 et qu'il a refusé de nommer à nouveau à la tête du gouvernement après les législatives de mars.Parmi les autres candidats figure un autre ancien Premier ministre, Carlos Gomes Junior, enregistré comme indépendant. Il avait été déposé comme chef du gouvernement en 2012 par un coup d'Etat avant le second tour d'une présidentielle dont il était largement donné vainqueur.Nuno Nabiam, candidat malheureux en 2014 alors qu'il était soutenu par l'armée, défendra pour sa part les couleurs de l'APU, une petite formation qui s'était alliée au PAIGC pour former une majorité parlementaire après les législatives de mars. Après s'être récemment éloigné du PAIGC, il a reçu le soutien du second parti d'opposition à l'Assemblée, le Parti pour la rénovation sociale (PRS), qui n'a pas présenté de candidat.Premier parti d'opposition, le Mouvement pour l'alternance démocratique (Madem), formé par des frondeurs du PAIGC, aura comme candidat son président, l'ex-Premier ministre Umaro Sissoco Embalo.M. Vaz a terminé son mandat de cinq ans le 23 juin. Depuis lors, il est resté à la tête du pays mais a laissé la conduite des affaires au gouvernement qu'il a formé début juillet, jusqu'à la tenue de la présidentielle, à la suite d'une décision de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao).Une délégation internationale emmenée par la Cédéao a insisté le 7 octobre à Bissau pour que le premier tour se déroule comme prévu le 24 novembre, avec un éventuel deuxième tour le 29 décembre, alors que des candidats de l'opposition ou indépendants jugent ce calendrier difficilement tenable pour des raisons pratiques et politiques.
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