L'opposition centrafricaine qui avait déjà rejeté les résultats de la présidentielle, a critiqué lundi les résultats des législatives annoncés dans la nuit et donnant le parti du président sortant François Bozizé largement en tête, dénonçant une "mascarade".
"Je ne me reconnais pas du tout dans ces résultats tronqués et grossièrement montés par le pouvoir pour réussir son hold-up électoral", a déclaré à l'AFP Emile Gros Raymond Nakombo, candidat du Rassemblement démocratique centrafricain (RDC), arrivé 4e à la présidentielle du 23 janvier avec 4,64% des suffrages.
"C'est regrettable pour notre pays qui a déjà fait des avancées significatives en matière de démocratie mais qui est en train de donner le visage d'un pays où gagner les élections est synonyme de frauder", a-t-il ajouté.
M. Nakombo, ainsi que l'ancien président Ange-Félix Patassé, dans la même circonscription, ont été battus dès le premier tour par le puissant ministre des Mines, Sylvain Ndoutingaï, neveu de François Bozizé.
Martin Ziguélé, candidat du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), arrivé 3e à la présidentielle avec 6,46%, a parlé de "mascarade".
"J'ai dit et redit que ces élections constituent pour moi un non-évènement.Je ne suis pas près de reconnaître les prétendus résultats de ce qui est bien une mascarade électorale", a affirmé M. Ziguélé.
"Nous sommes en face d'une dictature personnalisée et d'un pouvoir familial dont les visées sont une majorité absolue à l'Assemblée nationale, une révision à terme de la Constitution, le maintien au pouvoir de François Bozizé pour une succession dynastique", a-t-il poursuivi.
"Nous avons pris la voie des recours, nous avons saisi la Cour constitutionnelle et nous pensons que la justice dira le droit pour que de telles pratiques cessent afin que s'exerce une démocratie véritable dans ce pays", a-t-il ajouté.
Le Knk (Kwa na Kwa, le travail rien que le travail), le parti de Bozizé, a vu 26 de ses candidats élus dès le 1er tour et arrive en tête dans la plupart des 105 circonscriptions.Il semble bien parti pour remporter une majorité absolue à l'Assemblée nationale le 20 mars, lors du second tour.
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