"Hier (jeudi), nos troupes ont entendu des tirs et vu de la fumée à 5 Km de notre base temporaire de Mikenge. Ils ont eu recours à des tirs de sommation pour stopper ces milices considérées comme une menace pour les 800 déplacés qui se sont abrités près de notre base", a déclaré à l'AFP Florence Marchal, porte-parole de la Monusco."On ne nous a pas attaqué et il n'y pas eu de contact direct avec ces milices", a-t-elle précisé.Mikenge est situé à 3 km de Minembwe, une cité du territoire de Fizi dans la province du Sud-Kivu (est). Cette région est le théâtre de violences entre des membres de la communauté Banyamulenge (communauté locale rwandophone, éleveurs) et ceux des communautés Bafulero, Babembe, Banyindu (cultivateurs).L'origine de ces violences se trouve dans des différents fonciers liés à la gestion des pâturages et des champs.Depuis mai, on note un regain de violences dans cette zone après la mort d'un notable des Banyamulenge, tué par des membres d'une communauté rivale.En octobre, "90 incidents" ont été recensés, entrainant le déplacement de plusieurs centaines de personnes dont les maisons ont été brulées, selon Mme Marchal.Le bureau conjoint de l'ONU pour les droits de l'Homme (BCNUDH) a mis en garde mercredi tous les protagonistes du conflit à Minembwe. Le BCNUDH documente tout, "y compris des appels à la violence à travers les réseaux sociaux", a affirmé son directeur Abdoul Aziz Thioye.Il a rappelé que l'incitation à la haine est considérée comme un crime international qui peut donner lieu à des poursuites au niveau national ou international.
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