Botswana: la prestation de serment du président Masisi boudée par son prédécesseur

Infos. Le président du Botswana Mokgweetsi Masisi, reconduit dans ses fonctions après la victoire de son parti aux législatives du 23 octobre, a officiellement prêté serment vendredi à Gaborone, en l'absence remarquée de son prédécesseur Ian Khama, avec qui il entretient des relations exécrables.

Botswana: la prestation de serment du président Masisi boudée par son prédécesseur
Selon le programme officiel de la cérémonie organisée dans un stade de la capitale, Ian Khama était attendu, mais l'ancien chef de l'Etat (2008-2018) ne s'est pas présenté.Une guerre fratricide oppose les deux hommes, tous les deux issus du Parti démocratique du Botswana (BDP) qui dirige le Botswana depuis l'indépendance en 1966. Ian Khama accuse Mokgweetsi Masisi, son ancien vice-président, de dérive autoritaire et a appelé, lors des élections d'octobre, à voter pour l'opposition.Le BDP l'a cependant largement emporté aux législatives, et Mokgweetsi Masisi a conservé son poste.Dans son discours vendredi devant plusieurs milliers de ses partisans, le président s'est engagé à lutter contre la corruption, l'occasion de s'en prendre, sans le citer, à son prédécesseur empêtré dans une affaire de corruption."Je souhaite insister sur le fait que mon gouvernement mettra en place des mesures et des mécanismes (...) destinés à mettre fin à la corruption", a assuré Mokgweetsi Masisi."Dans la même veine, je voudrais réitérer le fait que je suis engagé à respecter la loi de ce pays pour (...) envoyer le message à nous tous qu'il faut respecter la loi ou, le cas contraire, faire face aux conséquences", a-t-il ajouté.Ian Khama, un de ses proches - l'ancien patron des services de renseignements Isaac Kgosi - et une femme d'affaires sud-africaine, Bridgette Motsepe-Radebe, sont soupçonnés d'avoir détourné plus de 100 milliards de pula (8 milliards d'euros, 9 milliards de dollars) de fonds publics.L'ancien président a jugé jeudi ces allégations "ridicules". "Il s'agit de +fake news+ destinées à me discréditer", a-t-il affirmé à l'AFP.Dans un communiqué vendredi, ses avocats ont dénoncé une "conspiration" orchestrée par "des institutions gouvernementales" et des "vendettas personnelles" visant Ian Khama.Lors d'une conférence de presse jeudi en Afrique du Sud, Bridgette Motsepe-Radebe a aussi démenti les accusations la visant.

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