Des émissaires de la Cédéao à Bissau pour régler le différend entre le président et son gouvernement

Infos. Une délégation de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) se trouvait dimanche à Bissau pour tenter de trouver une solution au différend entre le président José Mario Vaz et le gouvernement qu'il a limogé, au lendemain de l'ouverture de la campagne pour la présidentielle du 24 novembre, a rapporté un journaliste de l'AFP.

Des émissaires de la Cédéao à Bissau pour régler le différend entre le président et son gouvernement
M. Vaz, président sortant de Guinée-Bissau, élu en 2014, continue de défier la communauté internationale en maintenant le gouvernement qu'il a formé jeudi. Il avait limogé lundi le Premier ministre, Aristides Gomes, et son gouvernement, avant de nommer mardi Faustino Imbali, nouveau chef de gouvernement avec une équipe de 17 ministres et 14 secrétaires d'Etat.M. Gomes avait, après son limogeage, dénoncé "un coup d'Etat en préparation pour arrêter le processus de préparation de l'élection présidentielle du 24 novembre".La délégation de la Cédéao (15 Etats), arrivée samedi soir à Bissau et conduite par le président de sa commission, Jean-Claude Brou, devait rendre publique une déclaration dimanche, a-t-on appris auprès de l'organisation régionale."Mon gouvernement est le seul légitime reconnu par la communauté internationale. Je poursuis mon travail qui est d'organiser les élections (la présidentielle) à la date prévue. Si le président (Vaz) met le feu dans la maison, il risque de rester sans toit", a indiqué dimanche à la presse Aristides Gomes, après sa rencontre avec les émissaires de la Cédéao.Ces derniers se sont entretenus dimanche avec le président Vaz, des diplomates africains, européens et onusien à Bissau, des représentants de partis représentés à l'Assemblée et de la Commission électorale, selon un journaliste de l'AFP.Mais ils n'ont pas rencontré le nouveau Premier ministre nommé par M. Vaz, Faustino Imbali. Le mandat de M. Vaz a expiré en juin, mais la communauté internationale avait accepté qu'il reste à son poste jusqu'à la présidentielle.Le Conseil de sécurité de l'ONU a appelé vendredi au respect de la date de la présidentielle en Guinée-Bissau, en rejetant le changement de gouvernement décidé par son président.La Cédéao, l'Union africaine et l'Union européenne ont également désavoué le président Vaz. Ce dernier a assuré que la présidentielle aurait bien lieu le 24 novembre, avec un éventuel deuxième tour le 29 décembre.Depuis son indépendance conquise de haute lutte en 1974, l'ancienne colonie portugaise va de putschs en tentatives de coup d'Etat, et d'un gouvernement à l'autre. La présidentielle est censée maintenir le cap de la légalité constitutionnelle retrouvée avec l'élection de M. Vaz en 2014.

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