"Nous avons documenté le retour des discours de haine dans certains médias et sur les médias sociaux contre les populations congolaises Banyamulenge", a déclaré au cours d'une conférence de presse François Grignon, l'adjoint au chef de la Monusco en charge des opérations.Ces discours "sont inacceptables et doivent être réprimés avec la plus grande fermeté. Nous condamnons cette violence et travaillerons avec le gouvernement pour que les responsables soient menés devant la justice", a-t-il ajouté.La communauté Banyamulenge désigne des Tutsi congolais d'origine rwandaise, majoritairement éleveurs, dans la province du Sud-Kivu.Depuis mai, cette région des hauts-plateaux de Fizi est prise dans une spirale de violences depuis qu'un notable Banyamulenge a été tué par des membres d'une communauté rivale en raison de différends fonciers liés à la gestion des pâturages et des champs.Le responsable onusien a estimé que la situation "a connu une détérioration significative ces dernières semaines" avec des crimes graves d'assassinats de chefs coutumiers commis par des milices communautaires et des groupes armés.En octobre, "90 incidents" ont été recensés, entraînant le déplacement de plusieurs centaines de personnes dont les maisons ont été brulées, selon la Monusco.La Monusco a renforcé sa présence dans la région, tout en invitant l'armée congolaise à déployer "un renfort rapide de la présence et des moyens" en vue de "reprendre rapidement le contrôle de la situation".L'armée congolaise affirme être engagée dans des opérations d'"envergure" contre des groupes armés dans la province voisine du Nord-Kivu.Elle vise notamment deux groupes étrangers: la milice d'origine ougandaise ADF, ainsi que le FDLR créé par des hutus rwandais après le génocide de 1994.
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