"Je veux rassurer la communauté internationale, en particulier l'Ecomib (la force de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest, Cédéao), que les forces armées de Guinée-Bissau ne sont plus intéressées par la politique, encore moins à fomenter des coups d'Etat", a déclaré le Général Biaguê Na Ntam, à l'occasion de la journée nationale des forces armées."Si on nous confie la responsabilité de garantir la stabilité pendant l'élections présidentielle, nous le ferons fermement et de manière transparente. Car nous faisons partie de la Cédéao. Moi-même, je suis membre du comité des chefs d'Etat-major de la Cédéao", a indiqué le général Na Ntam."Il n'y aura pas de troupes supplémentaires de la Cédéao ici. (Si des troupes) doivent venir, ce sera probablement des forces de police" et non des soldats, a ajouté le chef de l'armée bissau-guinéenne.Les chefs des armées du Sénégal, du Niger, du Togo et du Nigeria se sont entretenus vendredi avec le président Vaz. Les discussions ont porté sur les dispositifs à mettre en place pour faciliter la venue des troupes supplémentaires de la Cédéao dans le pays, selon une source à la représentation locale de l'organisation à BissauEn raison de la crise politique en Guinée-Bissau, la Cédéao avait craint ouvertement le scénario d'un coup de force dans ce pays. Elle avait décidé de renforcer les effectifs et le mandat d'Ecomib et prévenu que tout recours à l'armée pour imposer un acte illégal "sera considéré comme un coup d'Etat et entraînera des sanctions à l'encontre des responsables", à l'issue d'un sommet extraordinaire le 8 novembre à Niamey.Les chefs d'Etat de la Cédéao avaient alors décidé d'envoyer samedi cinq des leurs à Bissau pour amener le président José Mario Vaz à revenir sur le limogeage, le 28 octobre, du gouvernement du Premier ministre Aristides Gomes, soutenu par la communauté internationale. Cette mission a été reportée, selon une source proche de l'organisation régionale.Le président Vaz avait, après le limogeage de M. Gomes, nommé comme Premier ministre Faustino Imbali qui a démissionné le 8 novembre sous la pression de la communauté internationale, menée par la Cédéao.
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