M. Zuma est accusé d'avoir touché 4 millions de rands - environ 245.000 euros au cours actuel - de pots-de-vin du groupe de défense et d'électronique français Thales, dans le cadre d'un énorme contrat d'armement de 51 milliards de rands (environ 3 milliards d'euros) attribué en 1999.Jacob Zuma et Thales, également poursuivi dans cette affaire, ont toujours nié ces allégations. Après moults rebondissements, leur procès devait débuter le 15 octobre devant la Haute Cour de Pietermaritzburg (nord-est), mais il a été reporté au dernier moment à la suite de la décision de l'ex-cehf de l'Etat de faire appel.Vendredi, ce tribunal a entendu les arguments des avocats de M. Zuma et de Thales. Il se prononcera le 29 novembre sur la recevabilité de leur requête.Si le tribunal donne raison à l'ancien président, sa demande sera entendue par la Cour suprême d'appel. S'il lui donne tort, M. Zuma pourrait encore saisir la Cour constitutionnelle.Au nom de M. Zuma, qui ne s'est pas présenté à l'audience, son avocat Muzi Sikhakhane a dénoncé une nouvelle fois "l'interférence politique" dans le dossier.L'avocat du parquet, Andrew Breitenbach, a requis le rejet de la requête de l'ancien président, estimant qu'il n'avait pas fourni de "base solide, rationnelle" pour la justifier. "M. Zuma doit être jugé", a-t-il insisté.Le dossier Zuma/Thales agite la vie politique sud-africaine depuis la signature du contrat. Mis en cause dès 2003, Jacob Zuma a toujours réussi à échapper aux mailles du filet de la justice. Son conseiller financier à l'époque des faits, Schabir Shaik, a été condamné en 2005 à quinze ans de prison pour corruption.
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