Ces observateurs, tous membres de ND, avaient été interpellés dans la province de Gaza (sud) peu avant le début du scrutin, accusés d'avoir de "fausses accréditions". Leur parti avait catégoriquement démenti ces allégations, affirmant qu'ils avaient reçu une accréditation de la commission électorale.Une trentaine d'ONG dont Amnesty International, Civicus et le Southern Africa Litigation Centre, avaient exigé leur libération "immédiate et sans condition".Le tribunal du district de Chokwe (sud) a ordonné mercredi la libération sous caution des observateurs à la suite d'une rencontre entre le juge, le procureur et la défense de ND.Chaque observateur devra verser 40.000 meticals (624 USD, 570 euros) dans un délai de cinq jours.Une responsable nationale du parti, Quiteria Guirengane, a jugé cette décision "injuste" mais, a-t-elle déclaré à l'AFP, "pour le moment, notre priorité est qu'ils soient libérés".Le scrutin du 15 mars a été remporté par le Frelimo, le parti au pouvoir depuis 1975, et son chef, le président sortant Filipe Nyusi, réélu. Mais la société civile locale et des observateurs étrangers ont pointé du doigt de nombreuses "irrégularités".Le principal parti d'opposition, la Renamo, a pour sa part dénoncé des fraudes massives et déposé un recours en annulation du scrutin, aussitôt rejeté.
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