"Cette fête est ma dernière (avec vous ici), l'année prochaine à la même période ce n'est pas moi qui prendrai la parole, vous serez en train de faire une cérémonie pour un nouveau chef d'état", a-t-il déclaré vendredi à Gitega, la nouvelle capitale, au cours d'une cérémonie de voeux à l'adresse des corps de défense, de sécurité et du renseignement. "Je vais vous demander une chose: multipliez par trois auprès de mon successeur la fidélité et l'engagement que vous m'avez manifesté au cours de ces 15 dernières années", a-t-il lancé.Le Burundi traverse depuis 2015 une crise socio-économique et politique émaillée de violences et qui est née de la décision de M. Nkurunziza de briguer un 3e mandat qu'il a obtenu en juillet de la même année. La Ceni du Burundi a fixé au 20 mai 2020 une présidentielle couplée à des législatives et des communales. Le président réaffirme ainsi haut et fort sa volonté de ne pas briguer un nouveau mandat alors que l'opposition en exil, la société civile ainsi que de nombreux diplomates doutent de cette intention affichée. M. Nkurunziza, qui contrôle avec son parti, le Cndd-FDD, tous les leviers du pouvoir, n'a pas encore désigné de dauphin à 5 mois des élections de 2020. "Ce qui est important, ce n'est pas d'annoncer l'intention de son départ. A deux mois du dépôt des candidatures, ce qui serait parlant serait de dévoiler le nom de son dauphin", estime un des dirigeants du parti d'opposition MSD, Pancrace Cimpaye. "Sinon, poursuit-il, comme ce fût le cas en avril 2015, le +peuple+ ou le +parti+ peut manifester pour réclamer le 4ème mandat du Guide Suprême et Permanent Pierre Nkurunziza. Ce jour-là, il dira qu'il a répondu aux exigences du peuple et du parti!".
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