Des manifestants égyptiens ont réagi avec colère vendredi aux déclarations de l'armée soutenant les réformes annoncées par le président Hosni Moubarak, qui se maintient au pouvoir malgré le mouvement de protestation massif qui secoue le pays.
Au moment où le communiqué des militaires était lu sur la télévision d'Etat, un colonel de l'armée égyptienne a lu le même message à voix haute devant le palais présidentiel au Caire, dans lequel le haut commandement soutient les réformes annoncées la veille par Hosni Moubarak.
Les manifestants rassemblés devant le palais lourdement gardé, dont la plupart espéraient obtenir le ralliement de l'armée, ont laissé éclater leur colère en apprenant la position des militaires, et l'un d'entre eux a arraché le micro des mains de l'officier pour protester.
"Vous nous avez déçus, on avait mis tous nos espoirs en vous", a-t-il crié, tandis que la foule entonnait des slogans réclamant que le président Moubarak soit jugé.
"Non, non, ce n'est pas un coup d'Etat", s'est défendu le colonel en assurant que l'armée ne prendrait pas le pouvoir, mais veillerait à ce que la volonté populaire soit reflétée dans le programme de réformes du régime.
Sur la place Tahrir, épicentre de la révolte, des centaines de milliers de manifestants avaient déjà commencé les prières du vendredi lors de la diffusion du message des militaires et n'étaient pas au courant de son contenu.
Ils ont toutefois passé la matinée à réclamer le soutien de l'armée à leur cause, et leur déception risquait d'être aussi cuisante que celle de la veille, quand il ont réalisé que le président ne comptait pas démissionner.
Le cheikh dirigeant les prières sur la place s'est évanoui à la fin de son prêche, après avoir appelé l'armée égyptienne à "agir d'une manière qui soit acceptable devant Dieu le jour du Jugement dernier".
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