M. Magoti avait été interpellé vendredi à Dar es Salaam, la capitale économique de la Tanzanie, par cinq hommes en civil à bord d'une voiture banalisée. Sans nouvelles de lui deux jours plus tard, le LHRC avait alerté l'opinion sur sa disparition forcée.La police avait alors indiqué que le militant se trouvait en garde à vue, sans donner plus de précisions.Mardi, M. Magoti est apparu devant le tribunal de Kisutu à Dar es Salaam et a été inculpé, avec un autre membre de son organisation Theodory Giyan, de blanchiment.Dans un communiqué, le LHRC a précisé que M. Magoti était apparu devant la cour en bonne santé mais "très fatigué", ajoutant que leur collègue avait été interrogé pendant quatre jours sur ses relations avec d'autres activistes en vue du pays.Les deux inculpés ont été placés en détention provisoire en attendant une prochaine audience prévue le 7 janvier.Amnesty International et Human Rights Watch (HRW) ont dénoncé fin octobre un recul inédit des libertés fondamentales en Tanzanie depuis l'arrivée au pouvoir fin 2015 du président John Magufuli, dont le gouvernement a multiplié les actions répressives contre les médias, la société civile et l'opposition
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