Azeb Asnake, l'ancienne patronne d'Ethiopian Electric Power (EEP), et 49 autres personnes "ont été inculpés de corruption en lien avec un projet de défrichement d'une forêt pour le principal projet hydroélectrique du pays", le GERD, a indiqué ENA, sans autre précision.Mme Azeb avait été poussée à démissionner de son poste à la tête d'EEP en septembre 2018, après avoir été confrontée à plusieurs accusations de corruption et de mauvaise gestion concernant différents projets énergétiques programmés en Ethiopie.ENA ne dit pas si Mme Azeb a été placée ou non en détention et ne précise pas non plus l'identité des autres personnes inculpées.La construction de ce méga-barrage suscite des tensions régionales en particulier avec l'Égypte, qui craint qu'il n'entraîne une réduction du débit du Nil bleu, si le remplissage s'effectue trop rapidement.Le fleuve fournit 97% des besoins en eau de l'Égypte et ses rives abritent 95% des quelque 100 millions d'habitants du pays, selon les Nations unies.Lancé en 2011 par l'Éthiopie pour un montant de quatre milliards de dollars, le projet va donner naissance au plus grand barrage hydroélectrique d'Afrique, avec une capacité de production de plus de 6.000 mégawatts.Situé à une trentaine de km de la frontière soudanaise, le GERD, long de 1,8 kilomètre et haut de 145 mètres, devrait commencer à produire de l'électricité d'ici fin 2020 et être complètement opérationnel d'ici à 2022.Le GERD a également été sous les projecteurs ces dernières années pour des allégations de mauvaise gestion financière et de corruption.Ces accusations avaient mené fin 2018 à l'arrestation de dizaines de responsables civils et militaires, pris dans l'une des plus importantes opérations anti-corruption de l'histoire récente de l'Éthiopie.
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