"Non à une nouvelle Constitution", "Non à un 3e mandat pour Alpha Condé", "Alpha, 10 ans ça suffit", pouvait-on lire sur des banderoles déployées dans un vaste cortège de manifestants vêtus de rouge, en signe de colère, qui a parcouru une dizaine de kilomètres entre la banlieue et le centre de Conakry, a constaté un correspondant de l'AFP.Les principaux opposants guinéens, dont les ex-Premiers ministres Cellou Dalein Diallo et Sidya Touré, ont participé à la marche, organisée par le Front national pour la défense de la Constitution (FNDC), formé de l'opposition et de la société civile, qui mène depuis octobre les manifestations contre le président Condé.Dans ses voeux de nouvel an, le chef de l'Etat, élu en 2010 et réélu en 2015, a réitéré son projet d'organiser des législatives le 16 février, malgré les appels au boycott de l'opposition, et confirmé sa volonté de soumettre à la population un projet de réforme de la Constitution qui ouvrirait la voie à une candidature pour un troisième mandat."La marche d'aujourd'hui s'inscrit sous le signe de l'ultimatum", a déclaré lundi à l'AFP le responsable national du FNDC, Abdourahmane Sanoh. Dès le 13 janvier, l'opposition compte multiplier les protestations quartier par quartier à travers le pays, a-t-il précisé.Des manifestations ont également eu lieu dans plusieurs villes du pays, dont Labé, Pita, Dalaba, Mamou ou Boké, selon des témoins interrogés par l'AFP.Dans l'est du pays, la situation a dégénéré à Kankan, fief du parti présidentiel, où des affrontements entre partisans du pouvoir et opposants ont fait "au moins 12 blessés", selon des sources sécuritaire et médicale."Des maisons et des commerces appartenant à des peuls, ainsi que le siège du parti ont été vandalisés par des militants du Rassemblement pour le peuple de Guinée", le RPG, formation du président Condé, a déclaré à l'AFP Cheick Mohamed Kaba, un responsable de l'Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), parti d'opposition dont les membres sont majoritairement issus de la communauté peule.A Kamsar (nord-ouest), les forces de l'ordre ont fait usage de gaz lacrymogène pour disperser les manifestants, selon un responsable local du FNDC, Alpha Diallo.
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