Dans un communiqué, les shebab, groupe lié à Al-Qaïda, indiquent que leur attaque contre le camp Simba, près de Lamu (est du Kenya), qui a tué trois Américains et détruit plusieurs avions, constituait un "avertissement".Présents en Somalie, les Etats-Unis y ont intensifié depuis avril 2017 leurs frappes aériennes après l'extension par le président Donald Trump des pouvoirs donnés à l'armée américaine pour déclencher des opérations antiterroristes, par voie aérienne ou terrestre.En avril dernier, le commandement militaire américain pour le continent africain a annoncé avoir tué 800 personnes au cours de 110 attaques aériennes depuis avril 2017 dans ce pays de la Corne de l'Afrique.Chassés de Mogadiscio en 2011, les shebab ont perdu l'essentiel de leurs bastions mais contrôlent toujours de vastes zones rurales d'où ils mènent des opérations de guérilla et des attentats-suicide.Depuis son intervention militaire dans le sud de la Somalie en 2011 pour lutter contre les shebab, le Kenya a été la cible de plusieurs attentats meurtriers, notamment ceux du centre commercial Westgate à Nairobi (septembre 2013 - 67 morts) et de l'université de Garissa (avril 2015 - 148 morts).La plus récente, menée en janvier 2019 par des shebab d'origine kényane contre un complexe de Nairobi regroupant l'hôtel Dusit et des bureaux, a fait 21 morts."Retirez toutes vos forces de nos terres musulmanes pendant que vous pouvez encore le faire. Sinon, préparez-vous au pire et préparez-vous à des moments périlleux, parce que le Kenya ne sera jamais en sécurité et les Kényans ne dormiront jamais en paix la nuit", affirme le communiqué."Les touristes et les voyageurs qui visitent le pays sont avertis qu'il ne sera plus possible de visiter le Kenya en toute sécurité ou d'y faire des safaris."Le communiqué demande aux jihadistes "de faire des intérêts des Etats-Unis leur première cible".
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