Depuis plusieurs mois, les routes du centre du pays ont été le théâtre d'une série de raids armés visant des véhicules civils, qui ont fait plus d'une dizaine de morts.Une partie de ces attaques a été revendiquée par un groupe de combattants de la Renamo, le principal parti d'opposition.Issue de la rébellion de la guerre civile (1976-1992), la Renamo a signé en août dernier un accord de paix avec le gouvernement qui prévoit le désarmement et la réintégration de son aile militaire, qui avait repris les armes en 2013.Hostile à ce texte, le chef des dissidents, Mariano Nhongo, a averti lundi, lors d'une conférence de presse téléphonique avec la presse locale, qu'il ferait tout pour empêcher l'investiture du président Nyusi prévue mercredi."Opérateurs économiques, faites attention à vos vies, à vos intérêts, car la +junte militaire+ est là au Mozambique et elle n'acceptera jamais le gouvernement du Frelimo (le parti au pouvoir)", a-t-il lancé aux journalistes."Nyusi ne dirigera pas le pays !", a insisté M. Nhongo, "il n'est pas le président de la République, il a violé la volonté de la plupart des Mozambicains".Au pouvoir depuis 2014, M. Nyusi a été réélu à la tête du pays lors des élections du 15 octobre dernier. Mais l'opposition, et une bonne partie des observateurs étrangers, ont dénoncé de nombreuses irrégularités lors du scrutin.La justice mozambicaine a toutefois validé les résultats.Le gouvernement accuse régulièrement la Renamo d'être à l'origine de la vague d'attaques survenue dans le centre du pays, ce que le mouvement a toujours fermement nié.
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