Le numéro trois de la diplomatie américaine, David Hale, a reçu au département d'Etat la ministre soudanaise des Affaires étrangères Asma Mohamed Abdallah. Ils ont passé en revue "les critères politiques et juridiques pour un retrait du Soudan de la liste des Etats soutenant le terrorisme", a déclaré la porte-parole de la diplomatie américaine Morgan Ortagus dans un communiqué.Depuis 1993, le Soudan est inscrit sur cette liste pour avoir notamment accueilli le chef jihadiste du réseau Al-Qaïda Oussama ben Laden. Ces dernières années, toutefois, Washington avait progressivement renoué avec Khartoum, saluant des progrès dans la lutte antiterroriste, jusqu'à lever en 2017 un embargo économique vieux de 20 ans.Depuis la chute en avril de l'ex-président Omar el-Béchir, et la naissance d'un gouvernement de transition dirigé par un civil fortement soutenu par les Américains, le processus de retrait de la liste noire pourrait encore s'accélérer.Les autorités soudanaises espèrent ardemment être blanchies par les Etats-Unis, jugeant cette mise à l'index néfaste pour leur relance économique.David Hale a "souligné que la réparation pour les victimes du terrorisme restait une priorité pour le gouvernement américaine", a expliqué Morgan Ortagus.Il s'agit essentiellement de réparations financières aux familles de victimes des attentats contre les ambassades des Etats-Unis au Kenya et en Tanzanie, perpétrés en 1998 par Al-Qaïda. Des juges américains ont en effet établi une responsabilité du Soudan.Lors d'une visite historique à Washington, le Premier ministre soudanais Abdallah Hamdok avait fait état début décembre de "progrès" sur cette question épineuse. "Nous espérons parvenir à une conclusion", avait-il ajouté.La bataille judiciaire et les négociations sur le montant de ces dommages intérêts fixés par des tribunaux fédéraux américains, qui s'élèvent à plusieurs milliards de dollars, est encore en cours. Une audience est fixée en février à la Cour suprême pour étudier un recours du Soudan.Lors de la rencontre de mardi, le sous-secrétaire d'Etat américain a réaffirmé à Asma Mohamed Abdallah le "soutien inébranlable des Etats-Unis à la transition démocratique soudanaise", mais a rappelé "l'importance de parachever la formation" des institutions "en mettant en place le Conseil législatif de transition".
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