Cette propriété a été reprise à l'homme d'affaires Robert Zhuwao, fils de la soeur cadette de M. Mugabe, au motif qu'elle n'était pas exploitée pleinement, selon des documents transmis à la justice que l'AFP a pu consulter.Dans un mémoire en défense, M. Zhuwao a nié ces accusations qualifiées de "mensongères"."Depuis que j'ai pris possession de ces terres, j'y ai cultivé du tabac, du tournesol et élevé des volailles", a-t-il argué, "j'ai respecté totalement les engagements".La réforme agraire lancée en 2000 par Robert Mugabe visait officiellement à corriger les inégalités héritées du passé colonial. A l'époque, 18% des terres, les meilleures, appartenaient aux Blancs, qui représentaient moins de 1% de la population.Mais, menée dans la précipitation et la violence, cette politique a causé l'effondrement de la production agricole et, par ricochets, plongé le Zimbabwe dans une crise économique sans fin.Dans son projet de budget 2020, le gouvernement du successeur de Robert Mugabe, Emmerson Mnangagwa, a provisionné 380 millions de dollars zimbabwéens (24 millions de dollars US) pour compenser les fermiers blancs qui avaient été expulsés de leur ferme.M. Mugabe a été contraint à la démission fin 2017 par un coup de force de l'armée et de son parti, au terme d'un règne sans partage de trente-sept ans sur le pays.M. Mnangagwa a promis de relancer l'économie du pays, laissée exsangue par son prédécesseur, jusque-là en vain.
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