"La Constitution nous autorise à manifester. Cette année sera donc une année de mobilisation et de manifestations", a lancé Nelson Chamisa, devant plusieurs milliers de sympathisants de son mouvement, le Mouvement pour un changement démocratique (MDC)."Les armes ne vous arrêteront pas, aucun politicien n'est assez puissant pour vous faire plier", a-t-il souligné au cours de ce rassemblement, qui avait été autorisé à la dernière minute par les autorités, qui l'avaient dans un premier temps interdit, invoquant des raisons de sécurité.En novembre, la police avait dispersé avec des jets de gaz lacrymogène et à coups de matraque des partisans du MDC, le principal parti d'opposition du pays, venus écouter un discours de Nelson Chamisa dans le centre de la capitale.Au pouvoir depuis la fin 2017, le président Emmerson Mnangagwa a hérité de son prédécesseur, Robert Mugabe, qui a régné sans partage pendant trente-sept ans, d'un pays financièrement exsangue. La situation de ses 15 millions d'habitants s'est encore aggravée récemment avec le retour de l'hyperinflation, des coupures d'électricité, des pénuries de produits comme la farine, le carburant et les médicaments, et la sécheresse.L'opposition et la société civile l'accusent de réprimer systématiquement leurs manifestations contre la dégradation continue de leurs conditions de vie.
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