Cette arrestation a eu lieu quelques jours avant que la justice ne statue sur une plainte déposée par l'opposition.Le bureau indépendant chargé de la lutte contre la corruption (ACB) a annoncé l'arrestation de Thomson Mpinganjira, propriétaire de la FDH Bank. Cette arrestation a eu lieu après l'ouverture d'une enquête ouverte sur des déclarations du chef de la Cour Constitutionnelle, Andrew Nyirenda, qui affirme que des pots-de-vin avaient été proposés aux cinq juges de l'affaire."Mpinganjira sera traduit en justice après avoir fait sa déclaration à l'ACB", écrit cet organisme dans un communiqué sans préciser les charges retenues contre l'homme d'affaires.M. Nyirenda avait déclaré début janvier que plusieurs juges de la Cour constitutionnelle du Malawi chargés d'examiner les recours en annulation de l'élection présidentielle de mai 2019 avaient fait l'objet de tentatives de corruption. Il a déposé plainte.Le chef de l'ACB, Reyneck Matemba, avait confirmé à l'AFP avoir reçu une plainte à ce sujet de la part du chef de la Cour constitutionnelle.La plus haute institution judiciaire malawite doit rendre d'ici à la fin du mois un arrêt très attendu sur le contentieux électoral.Au pouvoir depuis 2014, le président Peter Mutharika a été réélu en mai dernier avec 38,57% des suffrages, selon les résultats de la Commission électorale, devant le principal représentant de l'opposition, Saulos Chilima (35,41%).Avec le candidat malheureux d'un autre parti, le perdant a aussitôt dénoncé des irrégularités, dont un nombre, à leurs yeux anormalement élevé, de procès-verbaux de dépouillement raturés avec du blanc à effacer, et a saisi la Cour constitutionnelle.Le camp du vainqueur a nié farouchement toute fraude, mais l'opposition a maintenu la pression en multipliant les manifestations de protestation dans tout le pays, souvent émaillées de violents incidents avec la police.Depuis que le Malawi a obtenu son indépendance du Royaume-Uni en 1964, jamais les résultats de ses élections présidentielles n'avaient été contestés devant la justice.D'ici à fin janvier, la Cour constitutionnelle doit valider ou annuler le scrutin de mai.
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