Le commandant Fatima Isaacs faisait l'objet d'une procédure judiciaire depuis juin 2018, pour avoir refusé de retirer son foulard islamique quand elle portait l'uniforme, comme son supérieur le lui avait ordonné.Mais un tribunal militaire réuni au fort de Bonne-Espérance, dans la ville du Cap, a annoncé abandonner ses poursuites comme la femme officier, qui sera autorisée à porter le foulard, à condition "qu'il ne couvre pas ses oreilles et qu'il soit de couleur unie"."L'abandon des poursuites dépend de son acceptation d'un certain nombre de restrictions liées au port du foulard", a confirmé à l'AFP l'avocate de la femme officier, Amy-Leigh Payne.Elle a toutefois précisé que Fatima Isaacs, engagée depuis dix ans dans l'armée où elle exerce en tant que spécialiste de médecine légale, souhaitait attaquer en justice le règlement militaire concernant le port de vêtements religieux.Le porte-parole de l'armée dans la province du Cap-Occidental, le colonel Louis Kirstein, a précisé que le ministère de la défense s'était entretenu à ce sujet avec le Conseil juridique musulman, une association de religieux sud-africains qui milite notamment pour l'autorisation du port du foulard islamique dans l'armée.
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