Les assaillants ont pris pour cible un centre de santé, dans un village de la province de Sofala, dans le centre du Mozambique, ils ont "tiré plusieurs coups de feu et sont entrés dans le centre où ils ont volé tous les médicaments," a déclaré à l'AFP une infirmière."Les gens qui sont morts étaient dans le centre de santé et ont été touchés par des balles perdues," a-t-elle ajouté."Nous pensons qu'ils voulaient des médicaments parce qu'ils n'ont pas visé les maisons mais seulement le centre de santé du village de Macorococho, dans le district de Nhamatanda", a déclaré un leader de la communauté locale. Maria Maunze, résidente du village, a dit à l'AFP que les assaillants avaient commencé par tirer en l'air pour que les habitants se dispersent.L'attaque, qui est intervenue dans la zone où un véhicule de police avait été attaqué récemment, et un policier tué, n'a pas été revendiquée.Mais les villageois affirment que les assaillants sont membres de la Junte militaire de la Renamo (ex-rébellion), qui a démenti ces accusations."Ce sont eux qui ont lancé des attaques dans la région," a déclaré à l'AFP Mario Zeca, dirigeant local du Frelimo, le parti au pouvoir."Le gouvernement doit trouver un accord avec la Renamo pour mettre fin aux attaques," a-t-il ajouté en disant que personne ne se sentait en sécurité.Pour sa part, le ministre de la Défense, Jaime Neto, a déclaré que les militaires "travaillaient dur pour restaurer la tranquillité dans ces régions"."Avec le temps, le travail qui est fait sera connu (et) nous allons entendre de bonnes nouvelles," a dit M. Neto à l'AFP à Maputo.Issue de la rébellion de la guerre civile, qui a fait un million de morts entre 1975 et 1992, la Renamo a signé en août dernier un accord de paix avec le gouvernement qui prévoit le désarmement et la réintégration de son aile militaire, qui avait repris les armes en 2013.Une faction du parti a cependant rejeté ce texte et revendiqué ces derniers mois plusieurs raids armés dans le centre du pays. Son chef, Mariano Nhongo, avait prévenu qu'il n'autoriserait pas le président Nyusi à prêter serment pour un nouveau mandat le 15 janvier 2020.Parallèlement à ces violences dans le centre du pays, l'extrême nord du Mozambique est secoué depuis deux ans par une insurrection islamiste qui a fait plusieurs centaines de morts.
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