Centrafrique: nouveaux affrontements entre groupe armés à Birao

Infos. Deux groupes armés, pourtant signataires d'un accord de paix en février, se sont de nouveau affrontés près de Birao, ville de l'extrême nord-est de la Centrafrique, a affirmé jeudi à l'AFP le porte-parole de la mission des Nations-Unies (Minusca).

Centrafrique: nouveaux affrontements entre groupe armés à Birao
"La représentante spéciale adjointe du Secrétaire général des Nations unies, Denise Brown, se rend sur place" jeudi pour évaluer la sitation, a précisé Vladimir Monteiro.Après deux jours d'affrontements lundi et mardi, Birao connaît une accalmie, mais la situation autour de la ville reste particulièrement tendue selon plusieurs humanitaires présents sur place.Birao, stratégique de par son emplacement près de la frontière entre la Centrafrique et le Soudan par laquelle circulent de nombreuses marchandises, est la cible depuis juillet de deux groupes armés, le Mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice (MLCJ) et le Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC).Ces deux groupes avaient signé en février 2019 l'accord de paix de Khartoum, qui a ramené un calme précaire dans le pays ravagé par la guerre civile.Mais les affrontements entre les deux groupes et les tensions ethniques qu'ils attisent, avaient poussé la plupart des habitants de Birao à fuir la ville pour se rendre dans un camp de déplacés près d'une base de la Minusca. Les combats avaient fait au moins une vingtaine de morts, selon la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca).Après une accalmie depuis novembre, la reprise des affrontements cette semaine a poussé les membres de l'ethnie Kara, qui compose la majorité des combattants du MLCJ, à quitter le camp, sur fond de tensions avec les communautés Sara et Haoussa également présentes dans le camp et accusées de soutenir le FPRC, selon ces mêmes sources.La Minusca n'est pas en mesure d'établir un bilan des combats de lundi et mardi, mais le FPRC affirme avoir perdu deux hommes, dont un commandant, selon son porte-parole Aboubacar Sidiq, contacté par l'AFP.Lundi, le gouvernement centrafricain avait condamné dans un communiqué les violences entre groupes armés dans le nord-est, les qualifiant de "violations flagrantes" de l'accord de paix du 6 février 2019.Près d'un an après la signature de cet accord de Karthoum entre le gouvernement et 14 groupes armés, ces derniers contrôlent encore 70% du territoire. Le bureau des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA) estime qu'1,6 million de personnes sont "extrêmement vulnérables", sur une population de 4,7 millions d'habitants.

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