Malgré les violences liées à la crise indépendantiste anglophone dans l'Ouest et aux attaques jihadistes dans le Nord, le parti de la majorité présidentielle, le RDPC (Rassemblement démocratique du peuple camerounais) et le principal parti d'opposition à l'Assemblée, le SDF (Social Democratic Front) ont organisé des événements à travers le pays.D'autres partis de l'opposition ou de la majorité présidentielle vont également concourir pour gagner une partie des 180 sièges de l'Assemblée nationale ou contrôler l'une des 360 communes que compte le pays. Seul le parti du président Paul Biya, le RDPC, qui jouit actuellement d'une majorité écrasante avec 148 députés, a pu présenter des candidats dans l'ensemble des circonscriptions.Mais malgré le début officiel de la campagne, la liste définitive des candidats aux législatives et aux municipales n'a pas encore été publiée.Organisés dans un contexte de crise, les deux scrutins auraient dû se tenir en 2018, mais ils ont été repoussés à deux reprises. Le rejet du scrutin par les combattants sécessionnistes dans les régions anglophones du Cameroun constitue un enjeu majeur pour le pouvoir de Yaoundé. Lors de l'élection présidentielle du 7 octobre 2018, le taux de participation avait atteint à peine 5% dans le Nord-Ouest et 15% dans le Sud-Ouest. Des violences ont visé des candidats dans ces régions depuis l'annonce de la tenue des législatives.
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