Enlèvements d'étudiants en Ethiopie: manifestations dans plusieurs villes

Infos. Des manifestations ont eu lieu mardi dans pllusieurs villes de la région éthiopienne d'Amhara pour protester contre la manière dont est géré par le gouvernement l'enlèvement d'étudiants, ont rapporté les medias d'Etat.

Enlèvements d'étudiants en Ethiopie: manifestations dans plusieurs villes
Les manifestations ont eu lieu dans la capitale régionale Bahir Dar et dans au moins sept autres villes de cette région située au nord d'Addis Abeba, selon l'agence de presse d'Etat, Amhara Mass Media Agency. Les manifestants portaient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire "Ramenez-nous nos étudiants" ou encocre "Nous ne nous tairons pas concernant les étudiants enlevés".L'enlèvement d'étudiants début décembre n'avait été annoncé par les services du Premier ministre Abiy Ahmed qu'au moment de la libération de 21 d'entre eux, annoncée le 11 janvier. Six restaint alors encore prisonniers.Mulu Adane, père d'une étudiante disparue, a déclaré à l'AFP qu'il soupçonnait les autorités de rne pas révéler la vérité sur le sort des étudiants toujours prisonniers."Les responsables de la sécurité m'ont dit qu'ils essayaient d'obtenir la libération des étudiants par l'intermédiare de sages locaux, mais cela fait plus d'un mois que cette promesse m'a été faite et je n'ai toujours pas de nouvelles", a affirmé M. Adane. "Si quelque chose lui est arrivé, qu'on me dise la vérité", a-t-il ajouté.Une étudiante qui avait pu échapper aux ravisseurs avait dit à l'AFP que les enlèvements s'étaient produits le 4 décembre 2019 et que les ravisseurs s'étaient présentés comme des membres du Front de libération de l'Oromo (OLF), un mouvement historique divisé entre une aile politique basée à Addis-Abeba et une aile militaire dissidente active dans l'ouest et le sud de la région d'Oromia, où se trouve la capitale éthiopienne.Le gouvernement d'Abiy est critiqué pour son incapacité à faire face à la violence croissante sur les campus universitaires éthiopiens, alimentée en grande partie par les accrochages entre étudiants de différents groupes ethniques.Selon le gouvernement, 35.000 étudiants ont été forcés de fuir les récentes "perturbations" dans 16 universités et le Prmier ministre s'emploit à régler ce problème en parlant avec des responsables de l'université.Les services du Premier ministre ont affirmé mardi dans un communiqué à l'AFP qu'un comité avait été mis en place pour faire la lumière sur le cas des étudiants disparus."Des responsables de haut niveau et l'appareil sécuritaire suivent la situation de près", affirme ce communiqué.

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