Les autorités ont durement réprimé dimanche le mouvement de contestation réclamant le départ du président près de la capitale, Banjul. Elles ont arrêté 137 personnes, interdit le collectif à l'origine de la manifestation et fait fermer deux radios, les accusant d'avoir servi à diffuser des messages incitant à la violence.L'ONG Amnesty International et le syndicat des journalistes de ce petit pays d'Afrique de l'Ouest se sont émus d'agissements rappelant selon eux les heures noires du régime de l'ex-président Yahya Jammeh, qui a dirigé un régime de féroce répression de 1994 jusqu'à son départ forcé en exil en janvier 2017.La plupart des personnes arrêtées dimanche ont été libérées sous caution, a dit à un correspondant de l'AFP un porte-parole de la police, Lamin Njie."Cela comprend quatre journalistes arrêtés par la police", a-t-il ajouté sans préciser si des charges étaient retenues contre eux.Le collectif "Operation Three Years Jotna" ("Trois ans, il est temps"), qui avait appelé à la manifestation dimanche, réclame que le président Barrow tienne son engagement initial de quitter son poste au bout de trois ans.Investi par une coalition de l'opposition en 2016, Adama Barrow avait signé une charte prévoyant que le nouveau président organiserait après trois ans une nouvelle élection, à laquelle il ne pourrait pas se présenter.Mais il assure à présent que "personne ne pourra (le) forcer à quitter la présidence avant 2021", au bout de cinq ans donc, durée du mandat présidentiel selon la Constitution.
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