Dans un communiqué cité par Bloomberg, de Grisogono a indiqué ne pas avoir retrouvé de repreneur malgré des mois de discussions."Sans le soutien financier des actionnaires actuels, et sans acheteur, la solvabilité de l'entreprise est maintenant remise en question, ce qui rend la poursuite de l'activité impossible", a déclaré de Grisogono, dans le communiqué.Cette décision va affecter 65 employés en Suisse, selon Bloomberg. Une trentaine de médias membres du Consortium international des journalistes d'investigation (ICIJ), parmi lesquels la BBC, le New York Times ou Le Monde, ont publié le 19 janvier une enquête affirmant que la fille de l'ex-président angolais aurait accumulé de manière frauduleuse une fortune estimée à 2,1 milliards de dollars (1,8 milliard d'euros).Depuis la publication des "Luanda Leaks", le parquet angolais a formellement accusé Isabel dos Santos et plusieurs de ses associés portugais.L'Angolaise de 46 ans a de son côté réfuté "les allégations infondées et les affirmations fausses".En Suisse, le journal La Tribune de Genève, dont la société éditrice Tamedia est membre de la ICIJ, a révélé comment le mari d'Isabel dos Santos "a pris le contrôle de De Grisogono en 2012, grâce aux fonds de la société publique Sodiam".Fin 2017, la Société publique angolaise de commercialisation des diamants (Sodiam) avait annoncé son retrait du capital du bijoutier suisse de Grisogono.Selon La Tribune de Genève, Sodiam "a englouti plus de 140 millions de dollars pour racheter de Grisogono et en faire un géant des bijoux et du luxe".
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