Neuf assaillants et trois militaires ont été tués dans des affrontements, a déclaré à l'AFP le lieutenant Jules Ngongo, porte-parole de l'armée en Ituri.Dans un village voisin, les miliciens "ont tué à la machette et par arme à feu huit personnes que nous sommes en train d'enterrer", a affirmé à l'AFP un chef coutumier, Jean-Richard Ehnakondo.Au total, 701 personnes ont été tuées depuis fin 2017 dans cete partie du nord de l'Ituri, avait indiqué en janvier un rapport des Nations unies qui s'inquiétait d'un possible "crime contre l'humanité". Plus de 500.000 personnes ont été déplacées par les violences depuis février 2018, selon le même rapport.La grande majorité des victimes semble avoir été visée en raison de leur appartenance à la communauté des pasteurs hema, avec 402 tués entre décembre 2017 et septembre 2019, selon ce même rapport.Les autorités congolaises attribuent ces violences à une milice, la Codeco, qui prétend défendre la communauté rivale, les Lendu.Entre 1999 et 2003, un conflit intercommunautaire entre milices hema et lendu avait fait plusieurs dizaines de milliers de victimes jusqu'à l'intervention d'une force européenne, Artémis.Vendredi, 24 personnes avaient été tuées par des assaillants dans le territoire de Djugu.Le même jour, les autorités congolaises avaient célébré la signature d'un accord de paix avec l'un des groupes armés présents dans le sud de la province, la Force de Résistance Patriotique de l'Ituri (FRPI).
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