La pénurie d'essence a duré des semaines et a causé de nombreuses perturbations. Les automobilistes étaient obligés de faire la queue dans les stations services pendant plusieurs heures, et les entreprises ont eu du mal à assurer le transport de leurs marchandises. Les importateurs et distributeurs de carburants ont été accusés en février d'avoir surestimé leurs réserves auprès de la la Compagnie nationale de raffinage du pétrole (LPRC). Bobby Brown, directeur général adjoint des opérations de LPRC a été licencié vendredi pour "négligence grave et activités frauduleuses", et les licences d'importation d'essence ont été suspendues dans l'attente d'un examen au cas pas cas, selon le communiqué du gouvernement.Une mission spéciale, chargée d'évaluer les performances de ce secteur, va être lancée par le gouvernement a annoncé le président libérien, George Weah.La pénurie de carburant a été aggravée par le mauvais état du port, des détritus de toute sorte drainés dans les eaux pendant la saison des pluies n'ont pas été retirés; aussi les navires ayant un tirant d'eau de plus de 10 mètres ne pouvaient pas atteindre les quais, expliquait en février le directeur de l'Autorité portuaire nationale du Liberia, Bill Tweahway.Deux ans après son arrivée au pouvoir, le président George Weah, élu en promettant de relancer l'économie et de créer des emplois, a lancé le 22 janvier un appel à la patience à ses concitoyens, leur demandant un "soutien résolu".Le footballeur devenu président a hérité d'une économie dévastée par deux guerres civiles consécutives de 1989 à 2003 et par l'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest de 2014-2016.
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