Emmerson Mnangagwa avait précisé plus tôt cette semaine à Harare que l'interdiction de voyager s'appliquait aussi à lui-même. "Je ne partirai que si nécessaire et inévitable", avait-il assuré.Mais samedi, M. Mnangagwa était présent en Namibie à la prestation de serment du président Geingob, réélu en novembre, alors qu'un premier cas de Covid-19 a été confirmé la veille au Zimbabwe, où les services de santé sont à l'agonie."Nous serons à vos côtés dans notre quête commune de consolider et renforcer l'intégration régionale et continentale, et encore plus au vu de menaces récentes comme le Covid-19", a déclaré Emmerson Mnangagwa à son homologue namibien.Jusqu'à présent, deux cas de Covid-19 ont été confirmés en Namibie, où le président a déclaré l'état d'urgence.Le Zimbabwe a, lui, annoncé vendredi son premier cas confirmé, dans la région de Victoria Falls (ouest). Le chef de l'opposition, Nelson Chamisa, a affirmé samedi que deux autres cas avaient été enregistrés, cette fois-ci dans la capitale Harare, mais les autorités zimbabwéennes n'ont pas encore confirmé ou infirmé cette information.L'impact de l'épidémie pourrait être catastrophique dans le pays, plongé depuis deux décennies dans une crise économique et qui a renoué, il y a deux ans, avec les pénuries en tout genre (carburants, médicaments...).Le président Mnangagwa a déclaré cette semaine la pandémie "désastre national" et interdit les rassemblements de plus de 100 personnes.Un seul autre chef d'Etat, l'Angolais Joao Lourenço, a fait le déplacement samedi à Windhoek pour la cérémonie qui était organisée au palais présidentiel et non dans un stade, épidémie oblige.Plusieurs centaines de personnes y ont assisté, après s'être fait contrôler leur température et s'être vu offrir du gel hydroalcoolique.
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