Aucun cas n'a officiellement été enregistré dans ces camps, mais les travailleurs humanitaires craignent que la surpopulation et les mauvaises conditions d'hygiène qui y règnent ne rendent les déplacés particulièrement vulnérables à la pandémie.L'interdiction est en vigueur pour quatre semaines, selon un communiqué du gouvernement de l'Etat de Borno, épicentre de l'insurrection islamiste, qui a aussi demandé aux responsables de l'administration des camps de ne pas y accepter de réfugiés en provenance des pays voisins."Même dans les pays développés, il est difficile de contenir la pandémie", a souligné la responsable des services de secours de l'Etat, Hajiya Yabawa Kolo. "Donc à notre niveau, nous devons tout mettre en oeuvre pour empêcher toute propagation".Le Nigeria, pays le plus peuplé d'Afrique avec 200 millions d'habitants, enregistre une forte hausse du nombre de cas d'infection ces derniers jours. Il compte pour le moment un décès et 36 cas officiellement dénombrés de Covid-19, la grande majorité à Lagos, mégapole tentaculaire de vingt millions d'habitants.Le pays est particulièrement vulnérable avec des densités de population parmi les plus élevées au monde dans de nombreuses mégalopoles, des millions de personnes déplacées par les conflits notamment dans le Nord du pays et un système de santé extrêmement précaire.
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