Le premier ministre du Zimbabwe Morgan Tsvangirai a déclaré jeudi que de nouvelles élections ne pourraient pas être organisées cette année puisque les négociations pour l'élaboration d'une nouvelle constitution étaient toujours en cours.
"Un referendum (sur la nouvelle constitution) ne peut avoir lieu qu'en août ou en septembre, a dit M. Tsvangirai au cours d'une visite d'hommes d'affaires allemands.Ce ne sera donc pas cette année.C'est pour cela que je dis qu'il est impossible de tenir des élections cette année."
M. Tsvangirai a ajouté qu'il résisterait à toute demande du président Robert Mugabe de précipiter le calendrier, Mugabe ayant déclaré que de nouvelles élections auraient lieu cette année, avec ou sans Constitution.
"Le président et moi-même doivent se mettre d'accord sur la date.C'est la loi", a-t-il déclaré.
"Si Mugabe venait à annoncer des élections sans mon accord, alors ce sera une décision unilatérale et nous ne l'accepterons pas, car cela ne pourra produire qu'un résultat contesté et nous ne voulons pas de résultat contesté", a-t-il ajouté.
En février 2009, MM.Mugabe et Tsvangirai avaient formé un gouvernement d'union nationale pour éviter une escalade du conflit qui avait suivi les élections litigieuses de 2008 marquées par la violence, ainsi que pour consolider une économie ravagée par l'hyperinflation.
"Pour moi, pour mon parti, pour la population et pour la communauté internationale, il ne s'agit pas simplement d'organiser des élections, a estimé Tsvangirai.Il s'agit d'avoir des élections libres et équitables."
Le Premier ministre zimbabwéen Morgan Tsvangirai a estimé lundi que les violences commises ce week-end par des partisans du président Robert Mugabe "menaçaient" les progrès enregistrés depuis la formation du gouvernement d'union.
"Ces violences inutiles sont à la fois un rappel de notre sombre passé et une menace sur notre avenir", a-t-il déclaré lors d'une conférence organisée par des victimes de violences politiques.
Cinq personnes ont été blessées la veille à Harare quand des supporteurs de Robert Mugabe ont perturbé une réunion consultative sur un projet de Constitution, en jetant des pierres sur l'assemblée.La police a assisté à la scène sans intervenir.
"Certains ont l'audace de vouloir saper nos efforts en embauchant des voyous pour perturber l'expression de leurs opinions par notre peuple", a ajouté le chef du gouvernement.
Lors du dernier scrutin, en mars 2008, le parti de Morgan Tsvangirai avait infligé une défaite historique au camp présidentiel.Une vague de violences politiques s'était alors emparé du pays, faisant 180 morts.
Pour sortir de l'impasse, Morgan Tsvangirai et Robert Mugabe ont formé en février 2009, un gouvernement d'union qui doit gérer le pays jusqu'à la tenue de nouvelles élections.
Ce scrutin n'aura lieu qu'une fois une nouvelle Constitution adoptée.Mais le processus de rédaction a pris du retard, de nombreuses réunions publiques ayant été perturbées par les partisans du chef de l'Etat.
Morgan Tsvangirai a estimé la semaine dernière que le référendum constitutionnel pourrait se tenir en mai ou juin prochain.Mais "je ne m'engagerais dans aucune élection si cela conduit à la guerre", a-t-il dit lundi.
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