Jeudi, des dizaines de soutiens à M. Béchir avait également défilé devant le siège de l'armée à Khartoum, avant d'être dispersés par des tirs de gaz lacrymogène.A Kassala vendredi, "des dizaines de partisans de Béchir se sont réunis dans le centre de la ville (...) en scandant +à bas (Abdallah) Hamdok+", le Premier ministre soudanais, a raconté à l'AFP un habitant de cette ville située à 600 km à l'est de la capitale.M. Béchir, qui a dirigé le Soudan d'une main de fer pendant 30 ans, a été renversé en avril 2019 sous la pression d'un mouvement de contestation populaire inédit.Depuis août 2019, le pays est doté d'un gouvernement de technocrates, dirigé par Abdallah Hamdok et formé à la suite d'un accord de partage du pouvoir entre l'armée et les principales figures de l'opposition.En proie à une grave crise économique, héritée de plusieurs décennies d'une gestion désastreuse, le Soudan compte aujourd'hui une inflation annuelle qui tourne autour de 70%.Les Soudanais doivent souvent faire la queue plusieurs heures pour acheter du pain, denrée dont le prix a notamment été augmenté la semaine dernière à Khartoum sur décision des autorités.Le mouvement de contestation populaire avait démarré en décembre 2018 au lendemain d'une décision officielle de tripler le prix du pain dans les principales villes du pays.Les manifestations de jeudi et vendredi interviennent alors que Khartoum a récemment interdit les rassemblements, afin de lutter contre la propagation du nouveau coronavirus.Le Soudan a officiellement déclaré 32 cas de contamination et cinq décès dus à la maladie de Covid-19. Et les autorités ont ordonné un confinement total à partir de samedi.
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