Le petit royaume traverse une grave crise politique depuis la mise en cause en début d'année de M. Thabane dans le meurtre de son ex-épouse il y a trois ans.Son propre parti, la Convention de tous les Basotho (ABC), et ceux de la coalition au pouvoir exigent depuis son départ, mais le chef du gouvernement s'accroche à son poste et n'a promis de le quitter que "d'ici à la fin juillet".Le 18 avril, Thomas Thabane a fait descendre l'armée dans les rues du pays pour "restaurer l'ordre" face à ses rivaux.Sur médiation de la puissante Afrique du Sud voisine, la coalition gouvernementale s'est engagée dans la foulée à permettre une retrait "digne" du Premier ministre, sans toutefois en fixer la date.Dans ce climat de tensions persistantes, le Sénat a adopté mardi un amendement constitutionnel qui, entre autres, impose au chef du gouvernement d'obtenir l'accord d'une majorité de parlementaires - sénateurs ou députés - avant de proposer au roi la dissolution du Parlement et l'organisation de nouvelles élections législatives.Il y a quelques semaines, l'Assemblée nationale avait déjà adopté ce texte, qui interdit au Premier ministre d'appeler à de nouvelles élections au cas où les députés voteraient une motion de censure contre lui.Enclavé au milieu de l'Afrique du Sud, le Lesotho a connu depuis son indépendance en 1966 une histoire politique instable rythmée de coups d'Etat militaires.
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