Un juge de Johannesburg a annulé la procédure de licenciements en cours, jugée "inéquitable", tant que la direction n'avait pas mis sur la table un plan de sauvetage de la compagnie, selon les deux syndicats qui avaient porté le dossier devant lui.Lourdement endettée et récemment placée en redressement, SAA n'a enregistré aucun bénéfice depuis 2011 et ne survit depuis des années que sous perfusion permanente d'argent public.L'arrêt quasi-total du trafic aérien mondial, causé par la crise sanitaire actuelle, a rendu encore plus aléatoire la survie de SAA, qui emploie 5.200 salariés.Le mois dernier, le gouvernement a refusé de verser une énième aide d'urgence de 10 milliards de rands (500 millions d'euros) à la compagnie. La semaine dernière, il a annoncé son intention de créer une nouvelle compagnie sur les ruines de SAA.Dans un communiqué, les syndicats des salariés de la métallurgie (NUM) et des personnels de cabine (SACCA) se sont réjouis de la décision du juge."Elle signifie que nous avions raison", ont-ils souligné, "nous restons déterminés à sauver autant d'emplois que possible à SAA".En charge du dossier, le ministre des Entreprises publiques Pravin Gordhan a averti cette semaine que tous les salariés de SAA ne pourraient pas être repris dans la nouvelle compagnie aérienne."Nous devons concevoir un plan social qui (...) protège l'emploi mais aussi change la façon dont l'entreprise était gérée", a souligné M. Gordhan.Symbole de la mauvaise gestion des entreprises publiques qui a caractérisé le règne de l'ex-président de l'Afrique du Sud Jacob Zuma (2009-2018), SAA a été contrainte de supprimer de nombreuses liaisons ces derniers mois.
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