Des combattants de la province du groupe État islamique d'Afrique de l'Ouest (ISWAP), branche de Boko Haram qui a fait alliance avec l'Etat islamique (EI), ont ouvert le feu mercredi sur des soldats à un poste de contrôle à l'extérieur de la ville de Mainok, dans l'État du Borno."Nous avons perdu cinq soldats lors de l'attaque", a rapporté à l'AFP un officier militaire sous couvert d'anonymat.D'autres soldats ont réussi à retrouver les combattants, et ont provoqué une fusillade au cours de laquelle "certains des terroristes" ont été tués et deux véhicules équipés de mitrailleuses ont été saisis, a assuré cette même source.Une autre source militaire a déclaré que les cinq soldats sur le poste de contrôle n'avaient pas les moyens matériels de répondre à l'attaque et que les jihadistes ont réussi à emporter trois véhicules militaires avec eux.Le porte-parole de l'armée nigériane, Sagir Musa, a fait état d'une embuscade à Mainok, mais a donné comme bilan que deux soldats avaient été "légèrement blessés", sans mentionner de décès de soldats et que "neuf +terroristes+ de Boko Haram", avaient été tués.Mainok se situe sur la route reliant Maiduguri (capitale de Borno) et Damaturu, la capitale de l'État voisin de Yobe, un axe particulièrement important pour acheminer des vivres vers la capitale du Borno et ses millions d'habitants.Mainok est devenu ces derniers mois un bastion d'ISWAP qui multiplie les attaques contre les convois commerciaux ou militaires, et les enlèvements de civils.L'ISWAP, qui s'est séparé de Boko Haram en 2016 pour s'affilier à l'EI, a intensifié les attaques contre les militaires depuis le milieu de 2018.En janvier, 22 soldats ont été tués dans trois attaques distinctes de l'ISWAP dans la région, selon des sources militaires.Fin mars, plus de 70 soldats ont également perdu la vie dans une embuscade dans le Borno.Les membres d'ISWAP multiplient les attaques contre les forces armées et ont tué plusieurs dizaines, voire des centaines de soldats nigérians. Le conflit entre forces armées nigérianes et Boko Haram a fait 35.000 morts depuis 2009 et deux millions de personnes ne peuvent toujours pas regagner leurs foyers. Le conflit s'est étendu au Niger, au Tchad et au Cameroun voisins.
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