Le petit royaume, enclavé dans l'Afrique du Sud, est le théâtre d'une grave crise politique depuis que la police a accusé en début d'année le Premier ministre d'être impliqué dans l'assassinat de son ex-femme, en juin 2017.M. Thabane, 80 ans, nie toute implication dans le drame qui a suscité un tollé dans le pays, mais il est pressé de quitter ses fonctions depuis des mois par son parti, la Convention de tous les Basoto (ABC), et la coalition qui soutient son gouvernement.Le Parlement doit se réunir le 22 mai pour approuver la nomination d'un nouveau Premier ministre, l'actuel ministre des Finances Moeketsi Majoro.M. Thabane, dont le mandat doit se terminer à la fin de l'année 2022, s'était engagé en janvier à démissionner d'ici le 31 juillet, mettant en avant son âge avancé.Mardi, il avait assuré à l'AFP être déterminé à partir, tout en assurant devoir encore "s'occuper de quelques détails".Mais il a reçu un soutien inattendu du procureur général Haae Phoofolo, qui lui a adressé une lettre détaillée, de cinq pages, publiée samedi dans la presse locale."Le Premier ministre ne peut pas, quelle qu'en soit la raison, être obligé à démissionner", a insisté M. Phoofolo dans ce document, soulignant que M. Thabane ne peut être démis de ses fonctions que par un vote de défiance au Parlement."Obliger le Premier ministre à quitter ses fonctions par un processus qui n'est pas sanctionné par la Constitution (...) s'apparenterait à un coup d'Etat", a-t-il insisté.
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