Le Sénégal évoquait l'introduction du bracelet électronique en décembre 2018 déjà dans des cas précis, notamment de détention provisoire. Le ministre de la Justice Malick Sall avait indiqué en août 2019 que ses services travaillaient sur l'introduction du bracelet pour décongestionner les prisons.Le conseil des ministres a validé mercredi une modification des textes pour permettre "le placement sous surveillance électronique comme mode d'aménagement des peines", et introduire "l'assignation à résidence avec surveillance électronique comme alternative à la détention provisoire", indique un communiqué du gouvernement.Cette modification doit encore être approuvée par le Parlement, a dit à l'AFP un responsable du ministère de la Justice.Il n'a pas dit quand cela pourrait être le cas. Il a précisé que le feu vert donné à la surveillance électronique ne visait pas spécifiquement à désengorger les prisons en pleine pandémie de coronavirus, puisque le texte était "dans le circuit" avant la pandémie.Le milieu carcéral est considéré comme particulièrement propice à la propagation du Covid-19 et le Sénégal a récemment choisi une prison de Dakar pour mettre en quarantaine des prisonniers commençant leur détention. Il a accepté pour cela de sortir provisoirement de cette prison l'ancien président tchadien Hissène Habré qui y purge une peine d'emprisonnement à vie pour crimes contre l'humanité.Les chefs de plusieurs agences de l'ONU ont appelé la semaine passée les gouvernements à prendre toutes les mesures nécessaires à la protection des détenus contre le virus.Les défenseurs des droits humains dénoncent régulièrement les conditions de détention et la surpopulation dans les prisons sénégalaises, le recours quasiment systématique au placement sous mandat de dépôt et la durée des détentions provisoires.
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