Dans un communiqué, la présidence a confirmé que Lual Akook Wol Kiir, un "cousin éloigné" du président, avait été arrêté et se trouvait à l'hôpital dans un état critique.Selon l'armée, l'incident, qui s'est produit dans le quartier de Shirkat, a été déclenché par un litige foncier, dont on ignore en l'état les tenants et aboutissants. "Lual essaie d'accaparer les terres des civils. Et quand les citoyens ont essayé de rouvrir leurs commerces, Lual est venu avec ses soldats et a immédiatement commencé à tirer sur les civils", a affirmé Malual Peter, un témoin de la scène.Le porte-parole de l'armée, le major général Lul Ruai Koang, a déclaré à l'AFP qu'il y avait eu "un malentendu... cela a dégénéré et des tirs s'en sont suivis entre, d'un côté, lui (Lual) et ses gardes du corps et des civils de l'autre." Les gardes du corps sont toujours en liberté, a-t-il ajouté.Selon la présidence, quatre hommes et une femme ont été tués dans les échanges de tirs. "La présidence condamne ceci avec la plus grande fermeté et a demandé aux autorités d'enquêter sur cet incident et d'engager des poursuites (...) immédiatement."Ces meurtres ont déclenché à Juba une rare manifestation antigouvernementale, au cours de laquelle des centaines de personnes ont appelé le président à la démission, brandissant des pancartes "Kiir doit partir" ou "Nous ne voulons pas d'un régime tueur", et chantant "pars, pars Salva Kiir". Selon Lul Ruai Koang, la situation était sous contrôle après le déploiement des forces de sécurité. "Des civils ont tenté de causer de l'insécurité et par conséquent nous avons déployé des forces de sécurité afin que la loi et l'ordre soient maintenus", a-t-il dit.Salva Kiir est président depuis l'accession du Soudan du Sud à l'indépendance en 2011 et était au pouvoir lors de la guerre civile qui a démarré en 2013. Les combats entre forces gouvernementales et principaux groupes rebelles ont largement cessé après la signature d'un accord de paix en septembre 2018 puis la formation d'un gouvernement d'unité nationale en février. Cependant, des affrontements avec des groupes réfractaires ont toujours lieu. Les troupes gouvernementales comme les groupes rebelles ont été accusés de nombreuses atrocités contre les civils, le plus souvent en toute impunité.
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