Allié politique et directeur de cabinet du président de la République démocratique du Congo, Vital Kamerhe a comparu pour la troisième fois avec deux co-accusés lors d'une audience qui a duré plus de sept heures.Poursuivi pour le détournement présumé de quelque 50 millions de dollars, M. Kamerhe a présenté ses condoléances à la famille du juge Raphaël Yanyi, qui attend les résultats d'une autopsie.Agé d'une cinquantaine d'années, le juge est mort dans la nuit du mardi 26 au mercredi 27 mai, deux jours après la deuxième audience du procès. La police a évoqué une crise cardiaque.Un nouveau président a été nommé à la tête du tribunal qui siège dans la cour de la prison centrale de Kinshasa, où M. Kamerhe et ses deux co-accusés sont en détention préventive.En raison de ce changement de composition, une greffière a lu pendant près de trois heures le procès-verbal des deux précédentes audiences.Sur le fond, M. Kamerhe s'est de nouveau défendu des accusations du détournement présumé des millions de dollars d'argent public alloués à la construction de logements sociaux.Nommé en janvier 2019, M. Kamerhe affirme n'avoir jamais conclu aucun marché de gré à gré avec l'un de ses co-accusés, l'entrepreneur libanais Jammal Samih. Il affirme avoir hérité d'un contrat signé par l'ancien ministre du Développement rural, Justin Bitakwira, appelé à la barre pour une confrontation.L'ancien ministre ne reconnaît qu'un contrat signé en avril 2018 pour 900 maisons préfabriquées, pour un montant de 26,5 millions de dollars, "toutes taxes comprises".M. Bitakwira nie avoir signé un avenant portant le coût total du marché à 57 millions de dollars, pour 1.500 maisons préfabriquées en Turquie.Par ailleurs, M. Kamerhe a défendu sa belle-fille étudiante en France, soupçonnée d'avoir bénéficié de faveurs immobilières de la part de son co-accusé, l'entrepreneur Jammal Samih.Le procès jusqu'à présent retransmis en direct sur la chaîne d'Etat RTNC doit se poursuivre jeudi.
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