Cette enquête pénale a été ouverte en février, "contre personnes inconnues", a indiqué le ministère public de la Confédération (MPC) dans un courriel à l'AFP, confirmant une information publié par le quotidien suisse alémanique Neue Zürcher Zeitung. L'enquête fait suite à plusieurs signalements auprès de l'autorité suisse de lutte contre le blanchiment d'argent, à une demande d'assistance de la République du Mozambique auprès de l'office fédéral de la Justice, ainsi qu'à d'autres éléments, dont une plainte pénale, a précisé le ministère publique.L'enquête ne vise ni "entités légales", ni "personnes spécifiques", a-t-il ajouté. Entre 2013 et 2014, trois entreprises publiques mozambicaines - ProIndicus, Ematum et Mam - ont contracté 2 milliards de dollars de prêts, notamment auprès du Crédit suisse et de la banque russe VTB pour financer des projets de surveillance maritime, de pêche et de chantiers navals.Ces prêts ont été délibérément cachés au Parlement mozambicain et aux partenaires financiers du pays. Leur découverte en 2016 a conduit à la suspension de l'aide internationale, plongeant ce pays d'Afrique australe dans une grave crise financière.Le pays, qui compte parmi les plus pauvres au monde, a fait défaut sur sa dette et sa monnaie, le metical, s'est effondrée.Ce scandale de la dette cachée est à l'origine de plusieurs procédures judiciaires aux Etats-Unis, en Suisse, au Royaume-Uni et au Mozambique."Comme le note l'article du NZZ, l'enquête porte contre des personnes inconnues", a indiqué la banque Credit Suisse dans un communiqué transmis à l'AFP. La banque "coopère avec toutes les autorités qui enquêtent" sur ces questions, a précisé la banque.noo/stb
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